Back to Banksters Project in NYC

27 Sep

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Retour au projet « Banksters Project » à New York ! Dans le quartier des affaires, un certain nombres d’enseignes bancaires verront le sol de leur entrée tatoué au pochoir de marques de pas… Ceci pour nous rappeler que lorsqu’on ressort d’une banque, on y laisse trop souvent ses chaussures…  Well Fargo, Bank of America, CityBank et bien d’autres seront pas-à-pas pris pour cible. To be continued…

Martin Parker dans le dernier Graffiti Art Magazine #23

11 Oct

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POUR OU CONTRE LE STREET ART CHEZ MONOPRIX ?

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MARTIN PARKER : “ COLLABORATION ”, TOUT EST DIT !

Se revendiquant totalement situationniste, le travail de Martin Parker s’inscrit dans le mouvement du Urban Hacking à travers des actions de rue drôles et impertinentes. Loin de l’esthétisation, cet artiste franco-américain n’est pas là pour faire de la déco, il a d’ailleurs lancé le mouvement Nasty Urban Piracy. L’artiste activiste défend bien en cela les valeurs d’un art urbain rebelle.

Il a réalisé début septembre 2014 une série d’interventions sur les vitrines de plusieurs magasins Monoprix parisiens en détournant les codes visuels de leurs packagings afin de réagir contre leur Collection Street Art.

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Les aérosol-artists issus de la plus pure tradition nord américaine de la fin des années 70 que j’ai tant admiré et qui ont fait ce que je suis aujourd’hui avaient établi les règles du jeu d’un Art de rue à l’époque mal considéré et malmené par les institutions.

J’ai un profond respect pour le boulot de ces kids, Bil Rock, Min One, Kel , Phase 2 et tant d’autres dont la tache admirable aura contribué à hisser le Graffiti vandale d’hier au rang d’Art Urbain reconnu aujourd’hui. Le chemin fut long…

Voici plus d’un an que je suis en résidence en France lorsque j’apprends que Monoprix mène dans tout le pays une opération baptisée “Collection Street Art “.

Interpellé par l’appellation “tendance”, je vais voir ce qui en retourne.

Je suis pris d’une douleur aigue au Fat Cap…

Carré de soie pur coton défraichi tout droit sorti d’une friperie solidaire au motif ripolino-tagué pour niçoises du troisième âge.

Culotte bariolée aux 4 couleurs primaires spéciale hyperménorrhées.

Torchon “chanmé“ dont l’avantage est de pouvoir l’oublier sur le feu de la cuisinière sans le moindre regret.

Robe informe à la tenue et aux couleurs approximatives rappelant la blouse ménagère de Yolande des Deschiens.

Et le fleuron de la collection : La manique semi-rigide pour gaucher déjà pré-tachée aux subtiles motifs répétitifs bleu layette. On peut désormais prendre à pleine main la grille du barbecue et épater ses voisins de camping !

Même si cette opération semble savamment marketée par le service planning stratégique de Monoprix, on a le sentiment que le bon goût a été oublié dans l’allée des surgelés et la subversion au rayon bricolage.

Malgré l’appellation très poétique de “fraîche, colorée et ultra-urbaine“, cette collection a une toute autre saveur à l’arrière goût putride de récupération ternissant un brun l’image du Street Art et ramenant ses acteurs au rang de designers de papier peint.

Emprunter ainsi les codes de la street-culture pour les balancer dans la fausse à purin de la grande distribution reflète un certain cynisme ou une totale incompréhension du sujet.

J’ai aussitôt l’idée de mener cette ”campagne“ de détournement d’affiches Monoprix  consistant à modifier les messages existants tout en en gardant la charte graphique.

Aux couleurs de “Soupe de Street Art saveur marketing”, “Street Art pour les quiches” ou encore “Oui au Street Art Tarte”, ces affiches revisitées viennent orner les vitrines de plusieurs Monoprix de Paris et sa région.

Ce fut pour moi un moyen d’inverser un temps soit peu la tendance : Monop surfe sur le phénomène de mode, récupère le Street Art et en sort des produits de consommation cheap, je reprend les leur pour en faire du Street Art.

Je peux entendre le discours de certains artistes concernés tentés de dire que cette collection petit prix est une façon pour le grand publique de s’offrir de l’Art urbain à moindre coût.

Je les invite à descendre dans la rue y remettre le Street Art qui n’aurait jamais du la quitter. C’est encore là qu’il y est le plus abordable.

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Martin Parker – Détournez à gauche ! (par Patrick Le Fur – Artension N° 125)

17 Août

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Un rien zorro et beaucoup du pirate : personne ne connait son vrai nom, et, même si ses actions ont souvent lieu en plein jour, rares sont ceux à avoir vu son visage.
Martin Parker c’est Anonymous ! Un Robin des villes qui, loin de la bombe aérosol s’exprime en un Street… arme fatale aux pouvoirs. Ceux de la politique, de la finance en particulier.

Héritier des événements de Mai 68 et de l’esprit du philosophe G. Debord et consorts, Fluxus par exemple, le trentenaire se définit justement comme « artiste situationniste urbain ».

Et ce dangereux « artiviste » est considéré comme l’un des chefs de file du courant «Urban Hacking» aux États-Unis qui, précise-il, « consiste à se réapproprier nos lieux publics et notre environnement urbain en pratiquant le piratage de messages ou le détournement fonctionnel ».

Alors que faut-il voir ? De plus ou moins jolies images, pour rendre la ville plus vivable, oh que non !
Nous sommes ici loin du décoratif, de l’esthétisation et bien sûr, à contre-courant d’un Street Art qui n’en est plus un lorsque ayant changé de support et de contexte, il s’exp(l)ose sur toile en galerie, devient institutionnalisé.

En effet, comme le souligne M. Parker, ce qui caractérise ce type d’art urbain apparu au milieu des années 2000, est « moins picturale et académique que le Street art traditionnel : prenant la forme d’installations ou de performances in situ. »

Parmi ces représentants, encore peu nombreux, citons les français B. Gaulon ou F. Rivière, l’italien Fra Biancoshock, et les Américains Plastic Jesus pour la Côte Ouest. Et donc M. Parker, quand à la Côte Est.

Minimalisme efficace

Sans aller exactement dans le même sens, mais cousins cependant, Invader, M. Jenkins (Artension n° 120) ou encore Rero sont les artistes urbains, assez conceptuels, que M. Parker aime citer. On peut y ajouter L’Atlas, Zeus ou par certains aspects Banksy. M. Parker est à l’initiative du mouvement NUP (Nasty Urban Piracy).

Notre confrère P.W. Gunningham, dans le numéro de janvier 2013 de French Connection, le magazine culturel Français aux États-Unis, remet les pendules à l’heure de la critique, en matière de politique et de social : « NUP (se caractérise par) une expression visuelle minimaliste pour que la forme ne parasite jamais le fond. (…)En éliminant le bavardage graphique et en ne se situant pas dans la représentation, NUP redonne aux mots toute leur portée et aux messages toute leur forme ».
M. Parker fait feu de tout… lieux et mobiliers urbains : Distributeurs automatiques d’armes, fausses mais visant si juste sur la cible du lobby américain des armes librement achetables selon le 2è amendement de la Constitution ; détournement de nom d’établissements bancaires tant aux États-Unis qu’en France -Crédit du Nord devient ainsi, anagramme à une lettre près Rond de Cuir ; etc. Autant d’actions pour développer son Banksters Project débuté en 2010.

La place nous manque pour évoquer tous les strikes de M. Parker, ses « champs de batailles » comme il le dit, les spots qu’il a choisi d’investir pour ses interventions, la plupart du temps selon la technique du wheatpaste (collage inspiré de l’affichage publicitaire). Par exemple dans le Val de Marne en 2013, où 50 panneaux de circulation se voient parés de l’image stylisée d’un bel étron, indiquant une curieuse Dépose Minute ; ou, à Paris, une vingtaine de bancs publiques hérissés de fils, devenant Bancs anti pigeons.

De contestation en conservation

Une sculpture constituée de cailloux, dans le hall d’une gare, se voit transformée en Distributeur de pierres pour lapidation en place publique. Allusion douloureuse au sort réservé aux femmes des pays musulmans qui ne suivent pas la ligne… religieuse ou sociale. Etc.
« Ma position est immuable. Je ne suis représenté par aucune galerie par soucis de cohérence. L’Art dans la rue doit y rester, sinon cela s’appelle du Pop Art, de la Figuration Narrative ou, pourquoi pas, du Néo Pop Art Urbain. »

Cependant, cette année, il prépare un grand solo show au centre d’art PS 122 à New York : « J’envisage des installations présentant des reconstitutions de mobilier urbain détourné (radar fixe muté en mitrailleuse, horodateur transformé en mammographie minute, etc.) et des photos de mes différentes performances ; des enseignes de néon détournées reconstituées ; et quelques vidéos de mes performances de rue projetées. »

Si vous êtes à Big Apple, croquez avec gourmandise cet art au délicieux / délictueux goût de contestation.

Interview INZESTREET

12 Mai

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Interpellés par tant de mystères, mais surtout très curieux, INZESTREET a décidé de poser quelques questions à Martin Parker, qui nous a très gentiment répondu.

Au programme, graffiti, Street Art, pizza et Valérie Damidot…

 

Dans ton « A Propos » on peut lire que tu as commencé par le graffiti. Aujourd’hui le graff c’est totalement fini pour toi ?

Le graff a définitivement disparu de mon écriture graphique. Il a représenté pour moi une étape d’initiation.
Un apprentissage entre autre de ce qu’on peu appeler le 6ème sens du «Writer».
J’ai compris l’utilisation de certains outils et surtout, j’ai appris à passer du temps à repérer mes «Strikes», à les préparer un minimum afin d’œuvrer le moins inconfortablement possible.
C’est comme cela que j’envisageai le graff, je n’y était donc pas vraiment à ma place. Dès que j’ai découvert qu’il existait d’autres moyens d’expression urbains que la peinture aérosol, j’ai depuis beaucoup moins utilisé la bombe. C’était en 2003.
Il y avait dans le milieu du graff un état d’esprit binaire qui  me dérangeait.
Au delà d’une certaine conscience contestataire, la discipline manquait un peu de fond à mon goût et aurait pu se résumer à une maxime tout droit sortie de Fort Boyard : «Toujours plus haut, toujours plus gros, toujours plus fort !!!»
En explorant les arcanes de l’installation, de la performance et du Hacking urbain j’ai eu l’impression d’être en visite au musée et
de passer de la salle Art Moderne à la salle Art Contemporain.
 

Pourquoi tiens-tu à garder coûte que coûte ton anonymat et à ne jamais te montrer (point de vue que nous défendons également), alors qu’à Paris par exemple beaucoup font le contraire ? Paranoïa ou convictions ?

Par pure conviction nourrie d’un brun de paranoïa… J’ai toujours été relativement prudent et raisonné dans mes interventions
mais après le «Underbelly Poject » à New York en 2009 tout a changé et ma position s’est radicalisée.
Nous étions plus de 100 artistes a avoir investi le ventre de New York en transformant une station de métro abandonnée en gigantesque œuvre d’Art collective. N’oublions pas que nous étions en pleine ère post-11 septembre et que nous œuvrions au nez et à la barbe des autorités en alerte maximum… Lorsque la police a été informée, elle a poursuivi les artistes avec une telle frénésie qu’on a pu assisté à une cascade d’arrestations toutes plus musclées les unes que les autres.
Une grande majorité d’entre nous a du se faire oublier pour une très longue période. Je dois avouer qu’à partir de ce moment,
chacune de mes interventions urbaines était préparée et écrite comme du papier à musique.
Un définitive plongée dans l’anonymat commençai en même temps qu’un sentiment de gain de liberté grandissait chez moi.
Débarrassé de mon identité et de mon apparence physique, seul comptait désormais le fond dénué de toute forme.
Amputé de tout signe d’apparence extérieure, de toute étiquette sociale, de tout profil socio-professionnel, c’était comme gagner chaque jour un peu plus en «Street Credibility» le focus étant mis sur le travail plus que sur la personne… tout cela m’allait parfaitement.

Penses-tu que ceux qui se montrent ou acceptent tout un tas de collaborations que ce soit avec les marques ou les institutions cf Tour 13 font avancer les choses ou au contraire décrédibilisent ceux que beaucoup ont mis du temps à construire pour se faire respecter ?

Il y a deux poids deux mesures. Je ne mettrai pas dans la même catégorie les artistes «Muralistes» qui ont des écritures purement picturales et académiques et les «Activistes sociaux» qui font plus un travail sur l’idée dans la lignée des artistes conceptuels.
Certains peintres ont vite compris que œuvrer dans la rue leur amènerait beaucoup plus vite un public et on donc troqué leur toile et leur chevalet contre des murs dans la rue et pourquoi pas. En déménageant leur atelier dehors ils gagnent en notoriété.
Ce qui me gène c’est le Sreet Art estampillé comme tel et que l’on peu acheter en galerie ou en salle des vente.
Le «Street Art» appartenant à la rue, une fois qu’il en est sorti, il ne doit plus s’appeler «Street Art» c’est logique? Tout est une question d’appellation. J’appelle tous les galeristes et commissaires priseur à rebaptiser le Street Art de salon en «Néo Pop Urbain» ou «Art Contemporain Urbain»… Ceci reste à méditer.

D’autre part, la chose qui m’horripile le plus dans le fait que le Street Art s’institutionnalise est tout l’univers que cela draine :
ces gangs de photographes improvisés qui suivent les artistes à leur moindre scribouillages tels leur mémoire vivante,
ces cohortes d’officiels qui se succèdent à chaque baptême de mur pignon et enfin ces visites guidées organisées dans Paris et sa banlieue «coachées» par des vieilles peaux tirées toutes anciennes DRH à la retraite me donnent des relents de clubs de bridge pour troisième age.
Tout cela file un sacré coup de vieux au mouvement Hip Hop…

De même, dans ta présentation il y a beaucoup de références, tu cites beaucoup de personnes, mais il y a peu de liens ou d’illustrations. Pourquoi ? (Est-ce volontaire ?)

C’est volontaire. Je n’oublie pas d’où je viens mais je préfère ne pas trop m’y attarder, vieille coutume Française oblige…
En effet, c’est peu être très Français, mais on a tendance à se faire enfermer très vite dans ce qu’on a pu faire plus dans ce que l’on fait. Même si je n’ai vécu que 18 ans en France, je l’ai bien compris, et pour avoir rencontré nombreux artistes qui avaient un mal fou à se débarrasser de leur passé, je préfère ne pas trop évoquer le mien. Le public réclame souvent ce que nous faisions 10 ans auparavant… c’est bien connu.

Ton travail est assez engagé. Tu penses que l’engagement, les revendications ça se perd aujourd’hui et que beaucoup résument ce qu’il se passe dans la rue à de la technique pure ?

Tout à fait, c’est ce que j’évoquais précédemment. On a tendance à oublier que la genèse du Street Art était le graffiti et que c’était avant tout une revendication contestataire. Beaucoup de Steet Artistes aujourd’hui font n’importe quoi. Quand certains cimentent des moulages de leur visage sans autre forme de sens, d’autres collent des morceaux de miroir ou peignent des yeux sur les potelets d’acier des trottoirs Parisiens, il y a même d’anciens mail-artistes reconvertis au Street Art, arrêtons!
Ceux la font du mal à l’Art Urbain en le reléguant au rang d’Art décoratif de seconde zone.

Peux-tu nous en dire plus sur le Nasty Urban Piracy ?

NUP est un projet de «Urban Hacking» participatif qui démarra véritablement en 2001 sans en avoir encore le nom.
Véritablement participatif, ce projet aura été créé par le public et les fans eux même.
Suite à une grande campagne de stickage sur les panneaux routiers à New York, San Francisco et Vancouver, je reçu par mail toute une vague de photos d’interventions du public sur les panneaux routiers de leurs villes et pays. Ils avaient réalisé leur propres stickers à l’imprimante jet d’encre et avaient réalisé leur propres «Sticking Actions» sur parfois des centaines de panneaux. Ils reprenaient mes messages mais parfois inventaient les leurs. Je trouvais cela délirant ! Suivit ensuite la campagne de stickers sur les «Traffic Light Buttons» qui eu encore plus de succès. Je reçoit encore aujourd’hui les images des interventions de fans venant des quatre coins des States ! «Press to reset your life» devient «Press to reset the world», l’esprit est bel et bien là. Du «Urban Hacking» et du «JR»… avant l’heure.

Pour toi qui connais à la fois la « scène » US et française, quelles sont les grandes différences entre ces pays, que ce soit au niveau des artistes, du public et des institutions ?

Aux States, le graffiti a eu le temps d’être bien digéré depuis ces 40 dernières années et on peu dire à l’encontre de la France,
qu’on est réellement passé à autre chose. Le mouvement Culture Jamming est bien sur passé par là.
Aujourd’hui, le Sreet Art Américain c’est plus que jamais l’Up Cycling, le Ad Buster, l’Éphémeralism et le Urban Hacking.
Autant de courants qui flirtent avec l’Art Contemporain. On est passé outre l’esthétisation du Street Art pour se reconcentrer sur le concept.
L’Art Urbain américain est donc un Art conceptuel chargé de contestation et d’activisme sociale..
Cet nouvelle forme d’Art n’est pas prêt d’entrer en galeries et bien fort sera le marchant qui réussira à en tirer profit.
L’Art Urbain à donc retrouvé aux States sa gratuité de mise et son côté non commercial qu’il n’aurait jamais du quitter, du moins pour l’instant…

Où prends-tu le plus de plaisir à t’exprimer ? En quoi est-ce différent ?

Bizarrement, l’enseigne devient mon média de prédilection. S’attaquer à l’image de marque commerciale d’une entreprise ou d’une autre entité est pour moi jubilatoire.
Extinction partielle de néons, réorganisation des lettrages ou encore hacking informatique sont pour moi autant de techniques
qui aboutissent au même résultat : le contre-sens.
Retourner les armes de la publicité contre elle-même reste mon sport favoris…

« In our society, pizzas come faster than the police » ça t’arrange bien pour que tu puisse poser des graff ou installations, non ?
Alors pourquoi le critiquer ?🙂 (second degré)

Bien sur, c’est du second degré ! Ma principale motivation lorsque j’ai posé ce collage était d’imaginer la tête du policier qui allait le lire. C’est vraiment une blague de sale gosse tireur de sonnettes.

Des projets pour 2014 ? De nouveaux environnements à explorer ?

Je poursuis actuellement ma résidence en France jusqu’à cet été où je compte approfondir mon projet «Banksters Project» qui comporte des interventions sur les façades, les enseignes et les DAB des agences bancaires
de Paris et de quelques grandes villes de France.

Je suis également en préparation d’un grand solo-show présenté à la rentrée au centre d’Art PS 122 à New-York.
Il prendra la forme de grandes installations conceptuelles reprenant des thèmes n’ayant pus être abordés dans la rue.
Cette exposition installatoire prendra ensuite la route de la côte Ouest pour Los Angeles si tout va bien.
Dans ce cas, on ne parle bien entendu plus de Street Art… (rires)
 

Un message à faire passer ? Une précision à ajouter ?

Si vous êtes activiste, critique et subversif, vous êtes un Street Artiste.
Si vous êtes consensuel, démagogue et vénal, vous êtes Valérie Damidot.

Martin Parker dans « Graffiti Art Magazine »

4 Mai

Martin Parker quant à lui, se revendique totalement Situationniste, son dernier projet, Banksters Project détourne les boîtes de dépôt bancaire rebaptisées « Borne d’évasion fiscale » pour faire des « Dépôts de valise ». Loin de l’esthétisation, le franco-américain n’est pas là pour faire de la décoration, il a d’ailleurs lancé le mouvement Nasty Urban Piracy, le message est clair.

Dossier « Urban Hacking » coordonné par Samantha Longhi – Textes de Emmanuelle Dreyfus et Julien Vitores pour Graffiti Art Magazine – Avril/Mai/Juin 2014

 

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2014 – « Banksters Project »- Détournement d’enseignes banquaires – France

11 Avr

On continue la tournée des « Banksters » français avec ce  beau « Strike » sur la façade d’une agence du  Crédit du Nord.

Un long repérage fut nécessaire à  cette action pour pouvoir entrer en scène immédiatement après les laveurs de carreaux afin de ne pas attirer l’attention des caméras de surveillance du DAB.

Manquant cruellement de temps, la dépose du lettrage ne se fit pas dans les règles de l’Art mais plutôt en mode bourrin à l’aide d’un pied de biche.

Le montage final et les finitions s’effectuèrent au mastic acrylique de fixation multi-usages… basique mais efficace.

l’Anagramme « Rond de Cuir » s’imposa pour rappeler que nos banquiers ont toujours été et resteront toujours des « Pen Pushers »…

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Banksters Project – Détournement d’enseignes bancaires – Paris – 2014

 

2013 – « Banksters Poject » – Détournement de boîte de dépôt bancaire – France

15 Fév

Cette dernière action de « Urban Hacking » met en scène la banque et le milieu de la finance, un sujet qui me tient à cœur.
Parmi les banques qui vous ouvrent les portes des paradis fiscaux se trouvent un certain nombre de banques françaises.
Derrière des montages financiers complexes , certaines d’entre elles n’hésitent pas à offrir des services d’évasion fiscale. Pardon : d’ « optimisation fiscale » mettant à contribution plus de 340 de leur filiales dans les paradis fiscaux.
Le système étant d’une telle hypocrisie, il me semblait intéressant d’y pointer le doigt comme avait pu le faire deux ans plus tôt le collectif « Sauver les riches » qui était intervenu devant le siège de la BNP Paribas en proposant des petits guides d’évasion fiscale et en distribuant de la monnaie de singe aux passants de la rue : de véritables « Urban Hackers » qui s’ignorent…

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Banksters Project – Détournement Détournement de boîte de dépôt bancaire – France – Paris – 2013