2013 – Common places project – Distributeur de pierres pour lapidation en place publique

25 Mai

Les tentatives de « sculptures décoratives » qui ornent nos lieux publiques sont autant de parenthèses à faire oublier la morosité architecturale environnante aux pauvres citadins que nous sommes…
Celle-ci à attiré mon attention tant elle n’attirait l’attention de personne.
Une accumulation minérale grillagée faisant penser à un distributeur géant de pierres.
Des pierres qui semblent conformes à l’article 104 du code pénal iranien concernant l’exécution lapidaire : de taille moyenne, pas trop grandes pour qu’une ou deux ne suffisent pas à tuer une personne, mais pas trop petites qu’on puisse les appeler des cailloux…
Certaines pratiques comme la lapidation sont encore bien réelles dans de nombreux pays.
L’Art urbain peut être un des moyen qui doit nous aider à nous en souvenir. Cela passe bien sur par des actions fortes et fatalement dérangeantes. Les artistes urbains ne sont pas que des chefs-déco au service de l’urbanisme. Ils ont dans le combat contre les inégalités plus que jamais leur place, on appelle cela de l’artivisme.

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Common Places Project – Détournement de sculpture publique – Panneau vinyl – Gare Montparnasse – Paris – 2013

Common Places Project – Détournement de sculpture publique – Intervention Sécurité SNCF - Gare Montparnasse – Paris – 2013

Common Places Project – Détournement de sculpture publique – Intervention Sécurité SNCF – Gare Montparnasse – Paris – 2013

 

 

2013 – Common places project – Distributeurs automatiques d’armes

14 Mai

Dans nos sociétés contemporaines boulimiques et sur-consommatrices prolifèrent les distributeurs automatiques en tous genres. Les armes n’y trouveront-elles pas peu à peu leur place ramenées à la fonction de banals produits de consommation ? Peut-être un jour aux États-Unis où on observe 89 armes en circulation pour 100 habitants… un sujet on ne peut plus d’actualité.
Ce collage éphémère a été réalisé sur plusieurs distributeurs de quatre gares SNCF Parisiennes ainsi que sur plus d’une trentaine de distributeurs de la ligne 1 du métro.
Durée de vie de l’installation : quelques heures dans les gares, une journée maximum dans certaines stations de métro. Les milices Selecta sont encore plus efficace que les « Pac-man » de la propreté de Paris…

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Common Places Project – Détournement de distributeurs automatiques – Collage – Gare de Lyon et Métro ligne 1 – Paris – 2013

2013 – Common places project – Banc anti-pigeons

27 Avr

Idéal pour la dépigeonnisation de Paris, voici une proposition efficace pour que nos « Rat volants » soient définitivement mis au banc de la société…

Cette installation éphémère a été déclinée sur une vingtaine des bancs publiques place de la Nation et aux alentours de la place des Vosges où les premiers bancs publiques virent le jour en 1605. Durée de vie de l’installation : 4 à 10 heures place de la Nation – 1 heure place des Vosges… L’esprit du préfet Rambuteau veille toujours sur l’ex place Royale !

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Common Places Project – Détournement de mobilier urbain – Pics anti pigeons + scotch double face – Place de la Nation – Paris – 2013

2013 – Common Places project – France

14 Avr

Martin Parker est à Paris !

Il commence par cette installation in situ dans l’Est Parisien qui s’inscrit dans son projet « Common Places« . C’est le début d’une série de « Strikes » qui vont peu à peu se rapprocher de la capitale… L’installation « J’aime mon quartier » sera déclinée plusieurs fois dans différentes communes du 94… puis dans Paris XIII !

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Common Places Project – Détournement de mobilier urbain – Sticker + laisses de chien – Vitry – 2013

Interview World Street Art

8 Avr

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Interview by Tonio – 6 mars 2013

http://www.worldstreetartbyelcommendatore.com/martin-parker/

HIER
Un artiste en particulier qui t’a donné envie de te mettre au graff?

Lorsque j’ai rencontré «Asphalt» (créateur des Paris City Painters) j’ai eu une véritable révélation à la vue de son travail.
C’était la première fois de ma vie que je voyais du lettrage américain. C’est lui qui m’a fait découvrir le «Wild Style» made in New York. Ce gosse des beaux quartiers qui, lui, avait eu l’opportunité de voyager avait importé le graffiti des States. Je pense que c’est par ce petit noyau d’artistes qu’étaient «Asphalt», «Spirit» et «Mambo» que la fabuleuse Histoire du post ou néo graffiti des années 90 et enfin du Street Art d’aujourd’hui a commencé en France.

Pas trop dur de garder son identité, son origine de graffeur quand on est dans une école comme « School of Visual Art » en plein Manhattan ?

Je ne te cache pas que ça a été une vraie torture. La publicité et le design m’emmerdaient copieusement. Je ne voulais entendre parler que d’installation et de performance tant j’excrétais l’état d’esprit qu’on nous insufflait. Je n’avais pas vraiment le profil pour être dans cette école mais j’y ai appris à manier certaines techniques qui font une fois pour toute partie de ma boîte à outils.

Des collaborations qui te restent en tête ?

Ma rencontre avec le collectif «Faile» de Brooklyn qui m’a montré le collage et m’a initié à l’ »Appropriation Art » a été déterminante.
Plus tard le rapprochement avec le collectif LTVS squad m’a beaucoup appris sur le fait de mieux choisir mes lieux de strike.

Regrettes tu cette ambiance qu’il y avait à l’époque où tu graffais dans le métro ?

Malgré les très bons souvenirs et les montées d’adrénaline mémorables de l’époque, très honnêtement, je ne regrette pas cette période «Rough» très hormonale et à vrai dire, assez peu intellectuelle…
En ces temps où la préoccupation principale était de poser plus gros et plus haut que les autres, disons que j’ai appris les techniques de base et que j’ai pu développer cet indispensable sixième sens.

AUJOURD’HUI
Pourquoi ne pas suivre le mouvement de démocratisation et de commercialisation du street art ?

Pour que le Street Art soit démocratique il doit descendre dans la rue et avant tout y rester.
Toute œuvre de Street Art extraite de son contexte n’est plus une œuvre de Street Art. Je n’ai rien contre les artistes urbains qui sont représentés en galeries, leur démarche est respectable (d’ailleurs, j’adorerai avoir un Jonone chez moi…). Il faut juste ne pas se tromper sur les mots. D’ailleurs, peut être faut-il en inventer un afin de mettre un terme à cette éternelle polémique : appelons «Street Art» ce qui reste dans la rue et «Néo-pop-urbain» ce qui descend en galerie et en salle des ventes…

Être dépendant du marché de l’Art quand on est Street Artiste est pour moi totalement antinomique. C’est une réelle perte de liberté qu’on le veuille ou non. Je reste persuadé que l’obligation de produire aliène la passion de créer et c’est encore plus valable dans le cadre d’un art outsider comme l’art de la rue.

Ta vision du street art à l’heure actuelle ?

Je trouve que le Street Art contemporain est très axé sur l’Académisme. On voit des choses sublimes mais très art-décoratif à mon goût, trop figuratives et pas assez défiguratives. l’Art de rue doit avant tout rester de l’activisme même si c’est de l’activisme social.
On sent que tout cela aspire à se retrouver dans un salon du collectionneur entre un Combas et un Vesselman. Un artiste comme Rero (que j’aurai préféré découvrir dans la rue plutôt qu’en galerie) à une vision minimaliste aiguisée et très juste. Un artiste comme Mark Jenkins à un œil résolument contemporain. Invader est un inventeur au sens propre du terme. Ils sont tous trois véhiculeurs de sens.
Je pense que le Street Art de demain a déjà pris cette direction, une direction axée sur le fond, du vrai Street Art avec des vrais morceaux d’idéologie à l’intérieur.

L’un des Banksy à été détaché du mur et « volé » dernièrement en Angleterre…
Qu’est ce que tu en penses ? Est ce que l’œuvre une fois posée dans un lieu public,
appartient toujours à l’auteur ?

Je pense que les services Marketing de Banksy ne savent plus quoi faire pour qu’on parle de la marque.

En ce qui concerne ta deuxième question, il me semble indiscutable qu’une œuvre réalisée dans la rue doit être littéralement abandonnée comme une offrande au public qui doit en faire ce qu’il en veut.
C’est une image en «copyleft» offerte au passant.
Le contraire serait anormal, c’est comme tous les gens inscrits sur Facebook qui s’inquiètent de l’utilisation de leurs informations. Quand on s’y inscrit, on accepte d’auto-violer sa vie privée, sinon, on ne s’inscrit pas…

Comment t’es venu l’idée de placer les «Dance Traffic Signals» lors de la panne de courant à NY ?

Lorsque j’ai constaté le blackout à New York je n’avais jamais vu Brooklyn sans une seule lumière.
J’avais réalisé pour une installation présentée au «Toile All City», Festival d’Art urbain Mexicain des prototypes de boitiers lumineux affichant «Dont’walk – DANCE» en lettres lumineuses fonctionnant sur batteries. L’occasion était trop belle de les installer en plein carrefour à l’angle de la 7ème avenue. À l’abri des lumières de la ville, ils constituaient les seuls points lumineux du quartier !…

Des sources d’inspiration particulières ?

Greenpeace est  pour moi un grand modèle par ses actions coup-de-poing pacifistes et son souhait de vouloir garder son indépendance.
Parmi mes sources d’inspiration se trouve curieusement un graphiste, mais un graphiste qui pratique la négation même du graphisme : Roman Cieslewicz. J’ai toujours apprécié son absence de bavardage.
Le mouvement «Hacktiviste Anonymous» a été également pour moi d’une grande influence.
Mon Art d’aujourd’hui se nourrit plus de l’actualité politique et sociale que de l’influence des courants artistiques.

Qu’est ce qui te pousse à intervenir sur tes différents sujets ? (Hôtel W de New York, Banque Lehman Bro
thers…)
En 2004 nous étions tous concernés par les élections américaines. Nous ne voulions pas d’un second mandat de Bush, il fallait marquer le coup.
Nous avions des complicités à l’hôtel W de New York où nous avons placé en applique sur l’enseigne de l’hôtel une cocarde barrant le W (ce qui constituait précisément le logo «No Bush» arboré par la plupart des militant de l’époque. Habillés d’uniformes du personnel, nous avons ensuite agit au cœur de l’hôtel en remplaçant les rouleaux de papier toilette dans plusieurs suites et chambres par du papier à l’effigie de George W.
Curieusement,c’est la découverte du papier toilette qui alerta la direction ne découvrant le détournement de leur enseigne que quelques heures plus tard…

Pour Lehman Brothers, nous savions que les derniers biens, matériel et œuvres d’Art allait être vendus aux enchères chez Sotheby’s et Christie’s. Nous guettions le démantèlement de l’enseigne principale et lorsque les techniciens et les nacelles arrivèrent, nous sommes tout simplement allés les voir en leur expliquant exactement le projet  : nous voulions inverser quelques lettres de l’enseigne pour y inscrire l’anagramme «Heal Throes» comme si la banque fossoyeur de notre économie pouvait encore guérir de sa propre agonie.
Nous leur avons dit que nous voulions juste faire une photo et tout démonter après, ils étaient tellement amusés par l’idée qu’ils nous ont laissé la nacelle : l’installation éphémère resta visible plus de 2 heures !

Une cause qui te tient à cœur en particulier?

J’adhère assez à la philosophie de l’ancien maire de Londres Ken Livingstone face au manque de moralité de la finance : il propose de «pendre un banquier par semaine jusqu’à ce que les autres s’améliorent»
Quand on sait que chaque année, le système financier international tue plus de gens que la seconde guerre mondiale, je crois que la moralisation du monde de la finance est une cause qui vaut la peine d’être défendue.

Dur de garder son anonymat ?

En effet, j’ai du changer 6 fois d’identité d’artiste en 20 ans pour ne pas être inquiété, mais ça, c’était plus durant ma période “graffiti artist”. Pour rester anonyme, il faut se prêter à une réelle discipline stricte, s’entourer de peu de gens qui soient de confiance et ne pas déroger à cette règle : ne JAMAIS apparaitre !

Ton support et ta technique préférée ?

J’adore vraiment le “Wheatpaste”. C’est une technique simple et qui peut être réellement spectaculaire bien que depuis peu, nombreux sont les Street Artistes qui l’utilisent.
Je commence donc à m’intéresser de près aux nouvelles technologies.
La rétro-projection ou le “electronic hacking” par exemple peut être vraiment payant.
L’intervention de messages détournés sur  les panneaux de signalisation électronique de la North American Highway furent de purs moments de rigolade et d’excitation…

Peux tu nous expliquer le but et la finalité de la « Nasty Urban Piracy » ?

Le concept de piraterie urbaine que j’ai développé depuis 2001 a fait des émules. Il m’arrive fréquemment de recevoir par mail des “Sticking Actions” réalisés par des fans à l’autre bout du monde s’inspirant de certains de mes thèmes. Nombreux furent les panneaux Stop ou les “Traffic Lights Buttons» détournés vus sur le net et les réseaux sociaux. Fidèle au concept d’Appropriation Art, je trouve fantastique que les gens puissent confisquer un concept et le traiter à leur manière et ainsi, le faire voyager. Si le mouvement prend de l’ampleur, Il s’agirait d’un gigantesque courant d’Art Participatif. L’idée d’un art totalement démocratisé comme l’a compris JR avec son projet “Inside Out” m’excite terriblement…

DEMAIN

Beaucoup d’interventions aux États-Unis…A quand la France ?

C’est un projet on ne peut plus d’actualité!… Quelques actions menées déjà en 2012 bientôt à paraître sur mon blog et de futurs interventions dont le repérage a déjà commencé. Mais je ne donnerai aucun rendez-vous ! Les strikes toujours très éphémères seront visibles par le passant qui aura la chance d’être là, et puis il y aura toujours le témoignage photographique.

Planning chargé en 2013 ?

L’ Europe sera mon champs de bataille, puis, mon irrépressible besoin de reconstitution me poussera à réaliser quelques installations qui seront présentées dans des centres d’Art aux États-Unis, mais là, on ne parle plus de Street Art…

Des nouvelles techniques en vue ?
Internet me semble un terrain de jeu encore plus vaste que notre planète à proprement parler!…

Quelque chose à rajouter ?

Le Street Art du 21e siècle se doit d’être plus alternatif que figuratif, plus critique qu’esthétique, plus théâtral que pictural. Le reste, appartient aux émissions de déco sur M6.

Martin Parker à contre-courant de “l’esthétisation” du Street Art

19 Mar

ImageMartin Parker incarne sans nul doute le nouveau mouvement
d’art urbain né aux États-Unis. Plus proche d’un art situationniste
il initie le mouvement NUP (Nasty Urban Piracy)

À l’heure où l’art urbain s’est institutionnalisé et a désormais sa place dans les galeries, les musées et les salles de ventes partout en Europe et dans le monde, un nouveau mouvement voit le jour sur la côte-est des États-Unis au milieu des années 2000.

Initié par l’artiste franco-américain Martin Parker et le collectif LTVS Squad fanatique de l’exploration urbaine à New-York, le mouvement NUP (Nasty Urban Piracy) est un courant du Street Art qui refuse la picturalité et l’esthétisation comme seule et unique finalité.

Par ses actions, Parker exprime sa conception du Street Art sous forme de questions fondamentales :
Faut-il considérer que la seule ligne directrice de cet Art par définition outsider soit simplement illustrative et picturale?
Au départ, le but de l’Art de la rue n’était-il autre que l’expression d’idées pour la plupart subversives ou la revendication d’opinions souvent politiquement incorrectes ?

La « Nasty Urban Piracy » remet au goût du jour le côté contestataire du grafitti américain des anées 70 en y insufflant une dose d’activisme social qui nous manquait.

Plus proche du situationnisme, mêlant installation et performance, NUP nous embarque dans l’Art du sens bien loin de l’Art décoratif.

Résolument contemporain tant par ses médiums que par ses techniques, NUP mèle l’installation in-situ, la vidéo, la performance éphémère à travers une expression visuelle minimaliste pour que la forme ne parasite jamais le fond.

En éliminant le bavardage graphique et en ne se situant pas dans la représentation, NUP redonne aux mots toute leur portée et aux messages toute leur force.
On retrouve ce mode d’expression plastique minimaliste chez les artistes de même génération Rero, L’Atlas, Zevs ou encore Mark Jenkins qui ont pris ce virage depuis déjà plusieurs années.
Nourris dès le berceau par les techniques de Guerilla et autre Street Marketing qu’ils empruntent à l’industrie de la publicité et de la communication, ces jeunes artistes retournent les armes du monde de l’hyper-consommation contre lui-même.

En détournant les enseignes publicitaires, en «hackant» les panneaux informatifs électroniques ou en s’appropriant les panneaux d’affichage, Martin Parker utilise des mediums résolument contemporains pour traiter des sujets d’actualité.
”Dans la pollution visuelle environnante, il faut utiliser le minium de signifiant pour exprimer un maximum de signifié” déclare-t-il après son intervention sur l’enseigne Lehman Brothers en 2012.

À la frontière de l’expression idéologique, de l’action politique, de la performance artistique et de l’installation contemporaine, plus défiguratif que figuratif NUP est l’équation parfaite d’un Art réellement “engagé”.

Il s’avère que le mouvement néo-Street Art se dirige très logiquement vers cette tendance pendant que les pionniers du graff rejoignent peu à peu le panthéon du Pop-Art gagnant les collections privées prestigieuses et bientôt les musées…

Pour Parker, l’Art de la rue ne doit plus être le prolongement et la promotion du travail de l’artiste en galerie. Il doit redevenir subversif, activiste et… gratuit comme à sa genèse.

Propos recueilli par Paul William Gunningham

 

 

 

 

2012 – Heal Throes Project – USA

9 Mar

Le rendez-vous est pris depuis plusieurs jours devant la façade de la banque Lehman Brothers pour du démantèlement de l’enseigne principale qui doit à être vendue aux enchères chez Christie’s comme la majorité des biens mobiliers et des œuvres d’art de la banque. C’est avec la complicité des employés de l’entreprise de démontage que l’artiste recomposera avec une partie les lettres de l’enseigne l’anagramme «Heal Throes».
La phrase restera visible 2 heures sur le célèbre bâtiment avant de disparaitre : comme quoi, on ne guérit pas la souffrance morale aussi facilement…

 

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Heal Throes Project

Performance éphémère – Démontage et recomposition de l’enseigne Lehman Brothers
Nacelle élévatrice – Clé platte diamètre 14 – New York – 2012

 

2011 – Sticky Fingers Project – USA

23 Fév

Échelle, colle à affiches enrichie, balai et bien sur, uniforme de la voirie : le kit indispensable pour faire passer des messages incognito dans notre urbana décorum. La technique du collage d’affiches aujourd’hui beaucoup utilisé par de nombreux Street Artistes était déjà dans la boîte à outil de Martin depuis quelques années. Elle demeure un mode d’expression parmi d’autres encore inexploités et tant d’autres encore à découvrir. C’est ce à quoi s’attèle notre artiste en perpétuelle exploration.

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Sticky fingers Project – Intégration de messages dans le paysage urbain – Affiche marouflée – The Bronx – New York – 2011

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Sticky fingers Project – Intégration de messages dans le paysage urbain – Affiche marouflée – The Bronx – New York – 2011

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Sticky fingers Project – Intégration de messages dans le paysage urbain – Affiche marouflée – The Bronx – New York – 2011

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Sticky fingers Project – Intégration de messages dans le paysage urbain – Affiche marouflée – Boston – 2011

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Sticky fingers Project – Intégration de messages dans le paysage urbain – Affiche marouflée – Newman – Texas – 2011

2010 – Subway Diversion Project – USA

15 Fév

La performance in situ dans le métro est comme un hommage à la culture underground, un retour aux origines. À la différence près que les bombes aérosol ont laissé place à des techniques plus contemporaines, des méthodes artisanales qui s’inspirent de l’industrie. Collages d’affiches, pose de banderoles, marouflages de stickers ou de gaffer, tout est bon pour interpeler l’usager.

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Subway Diversion Project – Détournement signalétique du métro – Pochoir – New York Subway – 2010

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Subway Diversion Project – Détournement signalétique du métro – Marouflage de Stickers – New York Subway – 2010

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Subway Diversion Project – Détournement signalétique du métro – Affiche – New York Subway – 2010

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Subway Diversion Project – Détournement signalétique du métro – Marouflage de Stickers – New York Subway – 2010

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Subway Diversion Project – Installation sauvage in situ – Banderolle vinyl, gaffeur, encre rouge – New York Subway – 2010

2009 – Madoff Out Of The Window Project – USA

3 Fév

S’il y en avait une ordure à se faire, c’est bien Bernard Madoff
Inspiré par le message rédigé comme un conseil sur la banderole d’un manifestant défilant au pied de l’ appartement de Madoff « Bernie ! It’s not too late to do the right thing : jump !» cette performance est également un hommage rendu à son comparce Banksy qui fit imprimer des livres Sterling à l’effigie de Diana quelques années plus tôt.

10 000 billets de 1 dollar à l’effigie de Bernard Madoff lancés du haut d’un immeuble :
la frénésie des gens ne se fit pas attendre : ils se jetèrent tous sur les billets tombés du ciel comme nous aurions tous du tomber sur Bernard Madoff à la sortie de son audience.­

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Madoff out of he window Project – Réalisation de 10 000 billets de 1 dollar à l’effigie de Bernard Madoff lancés du haut d’un immeuble près du siège de la District Court du sud de Manhattan – Impression numérique – New York – 2009